SYD MATTERS
C’est sans doute le plus anglo-saxon des musiciens français. Parisien pur sucre entouré de comparses hexagonaux, Jonathan Morali chante en anglais parfait un folk intimiste teinté d’électro qu’on jurerait planté dans la terre britannique, pas loin de Radiohead (pour le sens mélodique) et de Pink Floyd (pour le nom, fusionné de Syd Barrett et Roger Waters). Après la révélation de Somedays We Will Foresee Obstacles en 2005 et la brillante confirmation de Ghost Days trois ans plus tard, le groupe monte encore d’un cran avec Brotherocean, quatrième album lumineux et poétique, bourré de surprises harmoniques et de trouvailles sonores.
NATHANIEL ISAAC SMOG
Nathaniel Isaac Smog sonne comme l’improbable rencontre entre les Beatles, Radiohead et David Bowie aux confins d’une galaxie lointaine où des choeurs 70’s, des claviers vintages ou futuristes, une flûte traversière et un piano chahutent au côté de guitares tantôt cristalines, tantôt saturées.
Leurs mélodies pop teintées d’electronica, de mélancolie et d’insouciance rappelant les nuits d’été scintillant d’étoiles que l’on observe muet et rêveur allongé dans l’herbe. Voilà une musique espièglement éthérique qui s’écoute les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes.