Si ses derniers projets étaient principalement en solo, Alela aspirait à emprunter une nouvelle direction. Grattant sa guitare sous les combles de sa maison victorienne datant de 1892, elle a vu naître de nouvelles chansons dans la lumière poussiéreuse — ainsi qu’un désir profond de les faire vivre à plusieurs.
Avec un album de 11 titres, tour à tour apaisants, bruts ou envolées cinématographiques, la voix mélodieuse d’Alela s’impose comme un instrument vibrant et bouleversant. Les textes révèlent une artiste dotée d’une force singulière, celle d’affronter la douleur sans s’y perdre, une qualité qu’elle a affinée au fil de sa vie de compositrice.
Avec Who’s Keeping Time ?, Alela Diane transforme le deuil en rassemblement, consolidant sa place comme force vivante et essentielle du folk contemporain — portée par la communauté, l’instant et la puissance intemporelle de la musique.